Situation socio-politique au Tchad: Patrice Talon se prononce

Le président béninois, Patrice Talon, s’est prononcé ce vendredi, sur la situation sociopolitique du Tchad, marquée par le décès tragique du président Idriss Deby et la mise en place d’un Conseil Militaire de Transition, dirigé par le fils du président défunt, le Général Mahamat Idriss Deby. Il a appelé au calme et à la paix, pour que le développement ait lieu dans ce pays d’Afrique centrale.

Si Patrice Talon avait tenté de se retenir, il a fini par céder aux questions des journalistes de RFI et France 24, en plaçant quelques mots sur la situation sociopolitique du Tchad. « Ce n’est pas dans mes habitudes de me prononcer et donner mon avis personnel sur ce qui se passe dans un pays frère et voisin », a, en amont, déclaré le chef de l’Etat béninois. « La situation est déjà si difficile là-bas que je n’ai pas à mettre de l’huile sur le feu », a-t-il fait savoir.

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« Je souhaite que les tchadiens, les uns et les autres, puissent trouver les voies et moyens pour que la paix règne, pour que le développement ait lieu », ajoute Patrice Talon, qui s’est aussi prononcé sur la présence du président français, Emmanuel Macron, aux obsèques d’Idriss Deby. « Le président français a dû apprécier ses actes et ses voyages, ses actions et consorts. Ce n’est pas à moi de les juger », dit-il aux journalistes de RFI et France 24.

Talon et son admiration pour Idriss Deby

Toujours sur la présence du président français aux obsèques d’Idriss Deby, Patrice Talon a profité pour réitérer son admiration au président défunt. « Le président défunt a beaucoup fait pour la sous-région en matière de terrorisme. C’est un homme que moi j’admire beaucoup pour son courage et sa contribution à la sécurité dans notre région », a-t-il indiqué.

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Donc, poursuit-il, « aller à ses obsèques me parait légitime pour tous ceux qui veulent saluer l’homme qu’il a été et les services qu’il a rendus à l’Afrique. Si j’avais pu, peut-être que je serais allé à ses obsèques parce qu’il le mérite bien. Mais cela n’a rien avoir avec le déroulement du processus politique au Tchad. C’est deux choses qui n’ont rien avoir, l’une avec l’autre ».

Mardi 20 avril, l’armée tchadienne a annoncé à la télévision et à la radio d’Etat, le décès tragique du président Idriss Deby, des suites de blessures reçues au front. Le chef de l’Etat se serait rendu aux combats pour lutter contre les rebelles en provenance de la Libye et qui avaient tenté une incursion spectaculaire sur N’Djamena.

Le décès d’Idriss Deby a été un choc pour les dirigeants de la sous-région. Ces derniers le considéraient comme l’homme de la lutte anti-terroriste dans la région du Sahel.

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