Pour rappel, les grossistes répartiteurs ont été interpellés dans le cadre de l’opération Pangéa IX lancée par le gouvernement béninois contre la vente des « faux médicaments ». La justice s’est intéressée aux grossistes répartiteurs depuis qu’une perquisition au domicile de l’honorable Atao Hinnouho a révélé des tonnes de « faux médicaments » détenus par ce dernier. Porté disparu pendant plusieurs mois avec sa famille, le député aurait cité les grossistes épinglés comme ses partenaires dans cette activité de vente de médicaments. Quelques semaines après, les concernés ont été mis en garde à vue avant d’être condamnés pour profession illégale de pharmacie et complicité de vente illicite de produits pharmaceutiques.
Une décision qui n’a pas été du goût de la défense des mis en cause encore moins de celui de l’Intersyndicale des pharmaciens du Bénin. Ils estiment que la justice dans le verdict du 13 mars passé n’a pas tenu compte de certains éléments qui auraient changé le cours des choses. C’est pourquoi, ils ont fait appel pour la reprise du procès en espérant l’annulation ou tout au moins une réduction de peine.
Selon les propos de Dr Louis Koukpemedji, membre de l’intersyndical qui était sur l’émission « 90 minutes pour convaincre » du dimanche 25 mars 2018, l’Intersyndical a été surpris par le verdict rendu par le tribunal de première instance de Cotonou contre les grossistes. Il pense qu’il y a des éléments techniques dont la justice doit prendre en compte pour une meilleure gestion de ce dossier qui a ses spécificités. La procédure du procès en appel n’a visiblement pas abouti à une relaxe pure et simple, mais cela a permis quand même de réduire considérablement la peine des mis en cause.
Commentaires