Bénin – Dialogue Etat-Société civile: les conditions et recommandations de l’UT-FED (vidéo)

Le programme RéPaSOC (Renforcement et Participation de la Société Civile au Bénin) a organisé une causerie-débat sur le dialogue Etat-société civile. Lors de la rencontre qui s’est tenue ce mercredi 31 mars 2021 entre des représentants de l’Etat et des OSC à Cotonou, des conditions et recommandations ont été faites par l’UT-FED.

Les enjeux et perspectives du dialogue Etat-Société civile ont été décortiqués ce mercredi pour la mise en place des d’un cadre formel de dialogue Etat-OSC dans les secteurs-clés (Education, Santé, Energie, Eau).

Pour Denise Migniwandé Diakité, chargée de projet Société Civile UT-FED, divers instruments internationaux et nationaux permettent de cadrer et de baliser cette participation citoyenne qui entre dans le cadre du dialogue Etat-société civile.

A l’en croire, le dialogue Etat-OSC pourrait se définir comme toute opportunité, toute occasion, qu’elle soit spontanée, périodique, qu’elle soit sporadique, régulière ou permanente, d’interaction entre les acteurs publics et les organisations de la société civile sur les politiques publiques aux fins d’influencer positivement les décisions prises dans le cadre de l’action publique.

« Donc, le dialogue Etat-OSC est pour nous important, dans la mesure où il permet aux organisations de la société civile, non seulement d’être au courant des décisions prises du point de vue de l’Etat, mais d’influencer positivement ses décisions au profit de l’amélioration des conditions de vie ».

Denise Migniwandé Diakité

Les conditions du dialogue Etat-OSC

Denise Migniwandé Diakitéa va tout de même rassurer que l’idée ne serait pas de devenir opposant au gouvernement, mais que les conditions de vie s’améliorent, pour le peuple béninois.

Pour que l’Etat et la société civile aient un bon dialogue, elle propose la disposition de chaque acteur de vouloir dialoguer, les conditions de préparation du dialogue, la capacité de chaque acteur à apporter une plus-value au dialogue.

Cela pose, dit-elle, le problème de la spécialisation et de la professionnalisation des organisations de la société civile et l’assurance que les propositions qui seront faites, seront prises en compte.

Satisfaire les besoins prioritaires des communautés à la base

Blanche Sonon, présidente du réseau Social Watch Bénin, pense que le dialogue Etat-société civile doit continuer afin que les organisations de la société civile continuent de constituer cette passerelle entre les populations et les gouvernants, afin que les préoccupations, les besoins prioritaires des communautés à la base, puissent être prises en compte dans les budgets au niveau local comme au niveau national.

Je crois que désormais la société civile va se professionnaliser davantage afin d’être un véritable partenaire pour l’effectivité du développement à la base.

Blanche Sonon

De son côté, Jean Claude Gbodogbé, secrétaire général du Ministère de l’Energie, est très fier d’avoir pris part à cette causerie. Pour lui, l’Etat et la société civile ont les mêmes devoirs, et l’un n’existe pas sans l’autre.

« C’est un dialogue Etat-société civile mais nous sommes dans le même sac. Et nous sommes obligés de nous entendre. Donc, dialogue, il doit avoir. Si ça n’avait pas existé, il fallait le créer parce que nous sommes-là pour servir le peuple mais il nous est difficile toutes les fois d’aller vers ce peuple-là pour savoir ce qu’il faut faire pour lui ».

Jean Claude Gbodogbé

Mieux, Jean Claude Gbodogbé reconnait qu’en des moments donnés, des cadres décident au nom de ce peuple que doit représenter la société civile.

« C’est la société civile qui est dans ce peuple, qui est avec ce peuple et qui nous fait la remontée des retours de ce que nous, nous faisons. Nous avons pris l’engagement pour satisfaire la population », a-t-il affirmé, ragaillardi.

Vers l’efficacité du développement au Bénin

Au Bénin, le gouvernement a prévu dans son programme d’action 2016 2021, au titre de l’amélioration de la gouvernance, le suivi et l’évaluation de la perception des trois composantes de la société (partis politiques, société civile, institutions de la république) sur l’Etat de la gouvernance.

Le gouvernement montre ainsi son ouverture à l’exercice de prendre en compte l’avis des autres parties, dans une logique de dialogue, de concertation et de participation citoyenne.

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