Le Nigeria n’est, contre toute attente, plus en récession

Le Nigeria n’est, contre toute attente, plus en récession, montrent jeudi les statistiques officielles, grâce à une faible croissance de l’économie du pays le plus peuplé d’Afrique à la fin de l’année 2020.

Frappé par la pandémie de Covid-19 et par la chute des prix du pétrole l’an dernier, l’économie nigériane était entrée en récession au troisième trimestre 2020, pour la deuxième fois en quatre ans.

Le ministre nigérian des Finances Zainab Ahmed avait alors prédit une sortie de récession pour le 1er trimestre 2021, mais les dernières données montrent une reprise plus précoce qu’anticipé.

« Le Produit intérieur brut (PIB) du Nigeria a crû de 0,11% (…) au 4e trimestre 2020, le premier des trois derniers trimestres en date à enregistrer une croissance positive », a annoncé jeudi le Bureau national des Statistiques.

Le PIB nigérian s’était contracté respectivement de 6% et 3,62% au 2e et 3e trimestres 2020.

« Bien que faible, la croissance positive reflète la reprise graduelle des activités économiques après l’assouplissement des restrictions de mouvement » mises en place pour lutter contre la propagation du coronavirus, souligne le Bureau des Statistiques.

La Banque mondiale a averti en juin 2020 que l’impact de la pandémie de Covid-19, couplé à la chute des prix du pétrole, était susceptible de faire plonger le Nigeria dans sa pire récession en quatre décennies.

L’économie du Nigeria avait déjà été déclarée en récession en 2016, pour la première fois en deux décennies. Elle s’était reprise en 2017 mais tournait toutefois au ralenti depuis. Surtout, la croissance peinait déjà à combler les besoins d’une population toujours plus nombreuse.

« Sur l’ensemble de l’année (2020), le PIB a chuté de 1,9%, sa pire performance depuis au moins 1991 », écrit Virag Forizs, économiste Afrique au cabinet de conseil Capital Economics, basé à Londres.

Selon cet analyste, le Nigeria est à peine parvenu à contrebalancer la faiblesse du secteur pétrolier avec le rebond de secteurs tels que l’agriculture, laquelle contribue à plus d’un quart de l’économie. 

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