Gambie: des manifestants exigent la démission d’Adama Barrow

En Gambie, la pression s’accentue sur le président Adama Barrow. Lundi 16 décembre, ses compatriotes sont descendus nombreux dans les rues pour lui demander de quitter le pouvoir au plus tard le 19 janvier 2020, date d’anniversaire de son accession au pouvoir.

Plusieurs Gambiens ont pris d’assaut les rues de la capitale Banjul pour exprimer leur ral-le-bol face à ce qu’ils qualifient de « non-respect des promesses de campagne« . Scandant des slogans hostiles au dirigeant, les manifestants ont appelé Barrow a rendre sa démission à la fin de ses trois ans à la tête du pays comme il l’avait promis lors de sa campagne électorale en 2016. Selon Jeune Afrique, la charte fondatrice de la « Coalition 2016 » qui l’a porté au pouvoir l’autorise à diriger un gouvernement provisoire pendant trois ans, avant d’organiser une nouvelle élection à laquelle il ne pourrait pas se présenter.

Mais depuis mars dernier, le discours du chef de l’Etat prend une nouvelle allure. Dans son entourage, on estime que « personne ne pourra (le) forcer à quitter la présidence avant 2021 ». « Nous irons aux élections en 2021 et je transmettrai dignement le pouvoir à quiconque l’emportera » a récemment déclaré le locataire du palais de Banjul. Élu pour un mandat constitutionnel de cinq ans, Adama Barrow avait succédé au dictateur Yahya Jammeh exilé en Guinée Equatoriale depuis sa défaite à la présidentielle.

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