Côte d’Ivoire: premier congrès du parti de Charles Blé Goudé, en liberté sous condition à la Haye

« Le congrès débute le 17 août par une fête populaire à la place CP1 de Yopougon », une commune d’Abidjan, a déclaré à l’AFP  Charles Blé Goudé, joint au téléphone depuis Abidjan à la Haye, où il réside depuis son acquittement par la Cour pénale internationale, dans l’attente d’un éventuel appel de la procureure. Le Congrès des jeunes patriotes (Cojep), un mouvement pro-Gbagbo accusé de violences, s’était constitué en parti politique et avait appelé à des élections apaisées en Côte d’Ivoire.

162 vues
2 min de lecture
Google News Commenter
SOMMAIRE

L’ex détenu de la Haye, Charles Blé Goudé, va tenir le premier congrès de son parti, le Cojep, le 17 août à Abidjan.

Le congrès, prévu pour s’achever le 18, “pourrait désigner Charles Blé Goudé comme président du Cojep et lui donner mandat de participer aux futurs scrutins, y compris à la présidentielle de 2020”, a expliqué à l’AFP Boidi Amon, un militant venu de Belgique pour y participer. Dans un entretien à l’AFP fin mai, M. Blé Goudé avait indiqué qu’il ne serait “candidat à rien en 2020”, l’année de la prochaine élection présidentielle.

Le Cojep, créé il y a 14 ans par Charles Blé Goudé, veut « militer pour la paix », et entend se démarquer des « extrémistes » des deux camps (pouvoir et opposition) », avait expliqué son porte-parole, Patrice Saraka. La Côte d’Ivoire organisera le 25 octobre prochain, le premier tour d’une élection présidentielle, cruciale pour la stabilisation du pays, après la crise post-électorale de 2010-2011, épilogue sanglant d’une décennie de crise politico-militaire.

Dans les années 2000, Charles Blé Goudé fut surnommé “le général des rues” pour sa capacité à mobiliser les partisans de Laurent Gbagbo, à travers le mouvement des Jeunes patriotes notamment, souvent qualifié de milice. Ses détracteurs et les ONG internationales le considèrent comme un de ceux qui ont contribué à la montée de la tension en Côte d’Ivoire dans la décennie 2000, qui a culminé en 2010-2011 dans les violences post-électorales ayant fait plus de 3.000 morts.

Commentaires

SUR LA MÊME THÉMATIQUE
À NE PAS MANQUER