Des sources sécuritaires ont annoncé, lundi, la mort de sept personnes, dont deux soldats, dans une attaque contre un détachement militaire dans le nord du Burkina Faso.
« Une unité du détachement militaire de Banh (province du Loroum) a subi une attaque ce lundi lors d’une patrouille dans cette zone. Deux militaires ont été tués ainsi que cinq civils« , a indiqué à l’AFP une source sécuritaire. D’après la même source, les civils décédés sont des volontaires recrutés par l’Etat pour combattre aux côtés des forces de défense et de sécurité.
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Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance djihadiste du Sahel, affiliée à Al-Qaïda, basée au Mali, a revendiqué l’attaque, affirmant avoir tué « neuf soldats » lors d’une « embuscade« , et pris des armes et des véhicules.
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Dans la région du nord Burkina, huit soldats avaient été tués le 11 mai, dans une attaque à Kankanfogouol, selon l’armée, qui avait affirmé avoir neutralisé une vingtaine de terroristes en réaction à cette embuscade près de la frontière nigérienne. Pays pauvre du sahel, l’ex-Haute Volta est en proie à de fréquentes attaques djihadistes, souvent entremêlées à des conflits inter-communautaires. Elles ont fait plus de 850 morts depuis 2015, et contraint près de 840.000 personnes à fuir leurs foyers.
