
Un nouveau virus identifié en Chine après une pneumonie
Sur les réseaux sociaux, les internautes ne s’en lassent point d’une affaire de vaccin-test qui serait en passe d’être mise exécution en Afrique par la France. Pour certains, les occidentaux veulent se servir de l’homme noir comme cobaye. De Samuel Eto’o à Didier Drogba en passant par Claudy Siar et Kemi Seba, pour ne citer que ceux-là, les populations africaines ne seraient pas partantes pour d’éventuels tests anti-virus sur leurs sols. Cependant, des Etats africains auraient d’ores et déjà accepté la phase expérimentale du vaccin. D’autres ont même cité le Sénégal dans le lot des 25 pays qui auraient dit « oui » au vaccin-test. Une allégation que le ministre sénégalais de la santé, Abdoulaye Diouf Sarr, n’a pas tardé à balayer d’un revers de main.
Interrogé, il n’a pas lésiné avant de déclarer que son pays n’envisage pas une telle procédure: ‘‘Nos scientifiques n’ont pas jugé nécessaire d’essayer le vaccin », a-t-il déclaré. Une déclaration catégorique qui laisse transparaître quelques doutes, quand on sait que récemment le président sénégalais, Macky Sall, a approuvé l’harmonisation avec la France d’un plan de lutte face à la pandémie du coronavirus qui sévit dans tous les compartiments du monde.
Au nombre des pays qui ont approuvé l’« Aphro-cov » de la France, un programme piloté par le consortium REACTing, dédié à endiguer l’épidémie de covid-19 qui menace le continent africain, le Sénégal y figure en pôle position. Une chose qui renforce encore les rumeurs d’un vaccin-test. Encore que le programme « Aphro-cov » est financé à hauteur de 1,5 million d’euros. Est-ce à dire que les cinq (05) pays africains réunis (le Burkina Faso, le Mali, le Gabon, le Sénégal et la Côte d’Ivoire) ne peuvent pas ensemble débourser ce montant et prendre leurs destins en main au lieu de se livrer à un pays confronté au même ennemi et peine à trouver lui aussi des solutions sur son territoire? Le ministre de la santé sénégalais tente-t-il de dribbler la conscience collective?
De toutes les façons, Abdoulaye Diouf Sarr se montre prudent dans ses déclarations: « Ce sont les pays ou la maladie fait des ravages qui ont le plus besoin du vaccin. En plus, officiellement, l’Organisation mondiale de la santé n’a pas saisi le Sénégal qui est un pays souverain pour tester un vaccin. Maintenant, si dans ces pays, ce vaccin montre des résultats probants, nous ne dirons pas non. Mais là, nos scientifiques n’ont pas jugé nécessaire le vaccin », a-t-il déclaré.
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