
Kemi Seba @ BENIN WEB TV
Kémi Séba a vécu un mauvais quart d’heure à l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass, avant de se faire expulser vers la Belgique, dans la nuit du lundi 24 au mardi 25 février 2020. Alors qu’il a fait son retour au Sénégal dans le cadre de son procès en appel contre la BCEAO, Kemi Seba était détenu par la police à la zone de transit dès son arrivée à l’aéroport.
Selon Me Khoureychi Ba, le président de l’ONG Urgences Panafricanistes a été violenté par des policiers . « Kémi Séba a été embarqué hier sur le vol de Bruxelles Airlines, direction la Belgique. Privé d’avocat, soumis à une diète qui ne dit pas son nom, tabassé hier par des flics surexcités, il a échangé hier avec moi via le téléphone de M. Faye de la Brigade spéciale », a dénoncé son avocat cité par senews. Il ajoute: «après deux nuits sans dormir, le digne fils de Mama Afrika est arrivé à bon port. La saga n’en est qu’à ses débuts».
Kemi Seba est de retour au Sénégal pour les besoins de son procès en appel contre la BCEAO après son expulsion vers la France le 5 septembre 2017. A l’époque, le ministère sénégalais de l’Intérieur a annoncé avoir «prononcé une mesure d’expulsion du territoire national sénégalais à l’encontre du ressortissant franco-béninois Stélio Gilles Robert Capo Chichi, alias Kémi Séba», précisant que sa «présence sur le territoire national constitue une menace grave à l’ordre public».
Il «s’est fait aussi remarquer pour les propos désobligeants» envers «des chefs d’Etat et dirigeants africains et envisagerait de mener des actions préjudiciables à l’ordre public en appelant à des rassemblements intempestifs sur la voie publique», a jugé le ministère. L’un des avocats du Franco-béninois, Me Khouraissi Bâ, a confirmé qu’il a «été expulsé vers la France», dénonçant «une expulsion illégale» et annonçant «un recours suspensif», selon lui, de la mesure d’expulsion.
Kémi Séba et un membre de son mouvement, Urgences panafricanistes, sont poursuivis pour complicité pour lui avoir fourni un briquet. Kemi Seba devait répondre du délit de «destruction d’un billet de banque» après avoir brûlé un billet de 5.000 francs CFA pendant une manifestation contre la «Françafrique», le 19 août, dans la capitale sénégalaise.
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