Le mardi 15 octobre 2019, le président français Emmanuel Macron et son épouse Brigitte ont été perturbés par un tapage nocturne sous leurs fenêtres.
Des militantes du collectif « Nous Toutes » se sont rassemblées mardi dernier à proximité de l’Élysée pour interpeller le président de la République Emmanuel Macron sur « l’accélération des féminicides ». Selon Gala, c’est une nuit quelque peu agitée qu’ont passé Brigitte et Emmanuel Macron. Le collectif rapporté par un journaliste de l’AFP dénonce ainsi « l’accélération des féminicides », qui s’élèveraient désormais à 121 depuis le début de l’année. « On a deux mois et demi d’avance sur l’année dernière. Il y a donc clairement une accélération des féminicides », a indiqué Anaïs Leleux, l’une des responsables du collectif.
Pour rappel, en 2018, le ministère de l’Intérieur avait fait le point de 121 femmes tuées par leur conjoint ou ex-compagnon. « Macron, faut te réveiller, 121 femmes assassinées ! » et « pas une de plus », peut on entendre des militants criant haut et fort en tapant sur des casseroles, peu avant 22 heures, à quelques dizaines de mètres de l’entrée principale de l’Élysée. D’après le magazine Gala, à leur arrivée devant le portail, elles ont été fermement repoussées par les forces de l’ordre. « Nous avons énormément à faire collectivement car on voit que malgré les efforts des gouvernements successifs, incluant le nôtre, depuis des années le nombre de féminicides ne baisse pas » avait déclaré Marlène Schiappa devant une commission du Sénat. A l’en croire, le gouvernement prévoyait de consacrer 361,5 millions d’euros à la lutte contre les féminicides, à compter de l’an prochain.
Mais les militantes du collectif « NousToutes » en veulent plus que des promesses: «On a demandé des mesures d’urgence mais on nous a répondu par un Grenelle. Or, on n’a plus le temps d’attendre » va scander Anaïs Leleux, l’une des responsables du collectif.