Joseph Koutchika, président du cadre de concertation des riziculteurs du Bénin (Ccrb) s’est prononcé sur la décision prise par le gouvernement de céder deux usines d’égrenage du riz à Sobetri SA.
« La décision de cession des usines de décorticage de riz paddy de Malanville et de Glazoué à la Sobetri (société béninoise de transformation de riz) par le gouvernement est salutaire », se réjouit-il. Cette joie se justifie par la réduction des distances que les riziculteurs parcouraient pour transformer le riz. « Cela permettra d’améliorer le taux du volume de paddy transformé sur le territoire béninois pour limiter l’exportation du paddy vers le Nigéria », se justifie-t-il. Cette décision va contribuer à l’amélioration et à l’accroissement de la production nationale du riz.
Toutefois, il craint la disparition des petites usines qui font en dépit de tout, leur petit bonhomme de chemin. « Mais le revers de cette décision est qu’elle peut contribuer à l’enlisement des petites unités de transformation qui n’ont pas une bonne surface financière et dont les capacités de transformation sont aussi limitées », avertit-il. Il pense qu’ensemble avec les acteurs, le gouvernement va pouvoir inventer un modèle « qui fait l’articulation entre les petites unités et les deux grosses en terme de partenariat pour qu’elles soient complémentaires et non concurrentes « . La position de M. Koutchika se justifie par l’investissement de l’Etat lui-même et par des partenaires techniques et financiers dans l’installation de ces petites usines.