Dans un message envoyé pour l’anniversaire des accords d’Evian de 1962, le chef d’Etat algérien, dont le mandat se termine le 28 avril, souhaite rester à son poste le temps d’une transition.
L’Algérie était confronté à un mouvement de contestation inédite, depuis la candidature d’Abdelaziz Bouteflika à la présidentielle. La semaine dernière, le président avait renoncé à briguer un cinquième mandat et repoussé la présidentielle jusqu’à la fin de la Conférence nationale.
Mais le président algérien Abdelaziz Bouteflika prolongera bien son quatrième mandat au-delà de son terme constitutionnel, le 28 avril. Il compte rester à son poste jusqu’à un nouveau scrutin organisé à l’issue d’un processus de révision constitutionnelle. C’est ce qu’il a confirmé, lundi 18 mars, dans un message publié par les médias d’Etat. « Que l’Algérie vive, dans un avenir proche, une transition harmonieuse et assiste à la remise de ses rênes à une nouvelle génération (…) tel est l’objectif suprême que je me suis engagé à concrétiser avant la fin de mon mandat présidentiel, à vos côtés et à votre service », déclare le chef de l’Etat.
Dans ce message, adressé à l’occasion de la fête de la Victoire (19 mars 1962) sur le colonisateur français, Abdelaziz Bouteflika assure que la « Conférence nationale » chargée de changer le « régime de gouvernance » de l’Algérie et « renouveler ses systèmes politique, économique et social » se tiendra « dans un très proche avenir ».
La révision constitutionnelle « préludera à un nouveau processus électoral qui verra l’élection d’un nouveau président », rappelle l’actuel président, confirmant qu’il entend rester au pouvoir bien après le 28 avril.