Côte d’Ivoire – Remboursement de la dette libyenne : paiera ou paiera pas, Alassane Ouattara laisse planer le doute

Mercredi, le gouvernement de Tripoli, reconnu par la communauté internationale, a rendu publique sa démarche vers certains pays africains dans le cadre de sa décision de récupérer les fonds prêtés par le colonel Kadhafi à ces pays. Parmi ces pays, la Côte d’Ivoire aujourd’hui dirigée par Alassane Ouattara depuis 2010.

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Se poser la question de savoir si les engagements de l’Etat restent les mêmes d’un président à un autre, serait, normalement une question « idiote ». Cependant on doit se demander si les dettes contractées par les prédécesseurs du président Ouattara, au nom de l’Etat ivoirien seraient honorées par ce dernier. Tout ceci porte à croire que cela serait difficile ou presque impossible.

Le principe de continuité de l’Etat ne semble pas vouloir dire grand-chose aux yeux de Ouattara ; rembourser la dette libyenne risque d’être une simple utopie dans laquelle les libyens végètent quant on sait ce que le président ivoirien pense de la « continuité ».

Le chef de l’Etat avait fait comprendre aux syndicalistes, dans une intervention à l’occasion de la fête des travailleurs le premier mai, lorsque ceux-ci lui demandaient de prendre  en compte des arriérés de salaires à partir de 1988, d’« Arrêtez de rêver, il n’en sera pas question. Je ne suis pas responsable de ce qui a été fait en 1988 … J’ai été Premier ministre de Côte d’Ivoire de 1990 à 1993, et j’ai pris des mesures pour le redressement économique de ce pays. Si ceux qui sont venus après moi ne l’ont pas fait, pourquoi me le demander ? »

Une réponse claire qui suscite des interrogations sur le fait que Alassane Ouattara pourrait ne pas vouloir s’acquitter de la dette libyenne puisqu’elle a été contracté dans les années 1990 et début 2000, avant son arrivé aux affaires, en 2010. Toutefois, certains observateurs pensent que Ouattara, en bon partisan et élève de la « communauté internationale », principale soutien de Tripoli, ne fera pas cet affront à ces partenaires privilégiés et s’engagera dans le remboursement de la dette à lui laissé par l’ex président Laurent Gbagbo.

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