Après le scandale de sa thèse en sociologie qu’elle n’aurait pas écrite elle-même, l’ancienne et très controversée première dame du Zimbabwe se retrouve encore dans le collimateur de la justice du pays.
En effet, la police a confirmé dimanche enquêter sur, Grace Mugabe, soupçonnée d’avoir empoché des millions de dollars en exportant illégalement de l’ivoire de contrebande.
« Un rapport a été fait et la police a une enquête, c’est tout ce que je peux dire pour l’instant », a déclaré à l’AFP une porte-parole de la police, Charity Charamba.
Le journal gouvernemental Sunday Mail a affirmé dimanche que les services de protection de la nature et de la faune avaient établi que Grace Mugabe avait « fait sortir de grandes quantités d’ivoire vers la Chine, les Émirats arabes unis et les États-Unis ».
Selon leur rapport cité par le Sunday Mail, elle aurait couvert son trafic en ordonnant à l’administration de son pays d’émettre des vrais-faux permis d’exportation de défenses d’éléphants pour des « cadeaux » à des dirigeants étrangers.
« Une fois hors du pays, ces « cadeaux » étaient intégrés à d’autres chargements et livrés au marché noir », a précisé le journal.
Déjà plusieurs suspects ont été arrêtés. Et pour la toute première fois de son histoire, Grace Mugabe devrait être entendue pas la police.