Présidentielle au Liberia : les raisons du report du duel  entre George Weah et Boakai

Le second tour de l’élection présidentielle au Liberia qui oppose l’ancienne gloire du football George Weah au vice-président Joseph Boakai ne se tiendra pas demain mardi 07 novembre 2017 comme prévu.

Pour cause, les juges de la Cour suprême ont suspendu, ce lundi 6 novembre, le processus électoral du second tour de la présidentielle prévu entre l’ex-star du football George Weah (38,4 %) et le vice-président sortant Joseph Boakai (28,8 %).

Selon le président de la Cour suprême, Francis Korkpor, il est interdit à la NEC de « tenir le second tour de l’élection jusqu’à ce qu’elle ait examiné les recours » pour fraude présumée sur l’organisation du premier tour.

La NEC indexée…

Il est reproché à la NEC d’avoir « fixé une date [le 7 novembre] et préparé la tenue du second tour sans avoir au préalable examiné les plaintes faisant état d’irrégularités et de fraudes massives. « Pour cette raison, l’interdiction de poursuivre le processus électoral sera maintenue » informe l’arrêté de suspension.

C’est pourquoi, la Cour suprême enjoint la NEC d’examiner la plainte déposée le 23 octobre par le Parti de la liberté. Selon la Constitution, la NEC dispose d’un délai de trente jours pour le faire, soit d’ici au 22 novembre. La même loi constitutionnelle du Libéria stipule qu’en cas de désaccord avec la décision de la Commission, les plaignants peuvent saisir la Cour suprême dans les sept jours et celle-ci disposera d’un délai d’une semaine pour trancher.

Pour rappel, la NEC avait refusé d’examiner la plainte déposée par le Parti de la liberté de Charles Brumskine, arrivé troisième le 10 octobre avec 9,6 % des suffrages. Ce dernier dénonçait des fraudes et des irrégularités, il avait par la suite été rejoint sur cette affaire de fraude par Joseph Boakai. En effet, Charles Brumskine du Parti de la liberté réclame que l’ensemble du processus électoral soit remis à plat et que les membres de la NEC soient remplacés avant qu’un nouveau scrutin soit organisé.

Toutefois, l’ensemble de ces procédures peuvent s’étendre jusqu’au 6 décembre au plus tard. Si tout le processus devait être repris, des élections doivent être organisées dans les soixante jours selon la constitution. Pour l’heure, aucune nouvelle date n’a été fixée pour le scrutin qui devait opposer, mardi, George Weah et le vice-président Joseph Boakai.

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